Ailefroide, altitude 3954 (Casterman)

De Grenoble à la Bérarde en mobylette.
Des rappels tirés sur la façade du Lycée Champollion.
Avec l’exaltation pure qui tape aux tempes, quand on bivouaque suspendu sous le ciel criblé d’étoiles, où qu’à seize ans à peine on se lance dans des grandes voies. La Dibona, le pilier Frendo, le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije, la Rébuffat au Pavé : le Massif des Écrins tout entier offert comme une terre d’aventure, un royaume, un champ de bataille parfois.
Car la montagne réclame aussi son dû et la mort rôde dans les couloirs glacés.

Récit initiatique d’un gamin qui se rêvait guide et qui devient dessinateur, Ailefroide est tout à la fois une célébration de l’alpinisme, une déclaration d’amour à la haute montagne et une leçon de vie.

Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre d’histoire (les biographies), car je trouve ça généralement ennuyeux à de rares exceptions près lorsque la personne dont on parle a vécu des événements importants ou a fait partie de l’histoire avec un grand H. Et parfois, vous vous surprenez à lire d’une traite, que dis-je, dévorer les quelque 284 pages d’une autobiographie par un beau samedi de printemps au lieu d’aller profiter du soleil ou de travailler au jardin.

Vous l’aurez compris, « Ailefroide, altitude 3954 » est l’autobiographie de Jean-Marc Rochette (notamment dessinateur du Transperceneige) qui nous mène de son enfance au début de sa carrière de dessinateur avec pour fil conducteur sa passion, au plutôt son amour, de la montagne et ses diverses courses.

Et j’avoue que son histoire est digne d’un film hollywoodien tant sa vie a été marquée par les accidents de parcours entre les profs qui lui reprochent son style de dessins (j’espère qu’il aura eu l’occasion de les revoir pour leur montrer à quels points ils ont eu tort), la mort qui l’entoure, car de nombreux amis sont décédés en montagne et la chance qui lui permet d’éviter plusieurs chutes de pierres en montagne et de sortir vivant d’une lourde rencontre entre sa mâchoire et une pierre ayant décidé de voir ce qu’il se passait en bas de la montagne lors d’une course en solitaire.

Comme dit en introduction de ma chronique, j’ai littéralement dévoré les 284 pages d' »Ailefroide, altitude 3954 » ce qui est très rare pour moi surtout avec des oeuvres de cette ampleur. J’ai vraiment adoré le récit de la vie de Rochette et le rythme et l’intensité qu’il a réussi à mettre dedans même si certains passages étaient peut-être superflus. Une belle découverte qui devrait plaire à un large public. À lire !

Ailefroide, altitude 3954

Ailefroide, altitude 3954
8.8

Scénario

9.5 /10

Dessins

8.0 /10
Advertisements
%d blogueurs aiment cette page :