Akkinen – Zone Toxique (Sarbacane)

Gaspar et sa fille, Tessie ont traversé la moitié du continent pour venir s’installer dans une ville du Grand Nord à demi endormie, depuis que l’exploitation pétrolière a déserté les lieux. Ne reste désormais qu’une grosse usine de réhabilitation des sols, Géotrupe : c’est là que le frère de Gaspar, peu scrupuleux patron du site, lui a trouvé un poste.

Désœuvrée, Tessie, qui passe ses journées à se promener en bordure de forêt, rencontre un grand gaillard mutique : Aslak, qui vit seul entouré de ses statues qu’il construit de bric et de broc. Peu à peu, elle rencontre d’autres locaux… notamment Pekko écologiste contestataire et ami d’Aslak, qui accuse Géotrupe d’empoisonner l’eau.

Lorsque Pekko disparaît, la communauté semble se réveiller comme sous le coup d’une secousse. Dans cette ville où tout le monde se connaît, les vieilles rancunes resurgissent, et Gaspar et Tessie se retrouvent malgré eux au cœur d’une enquête qui les dépasse.

On va commencer assez difficilement cette chronique en disant directement que je n’ai pas rapidement accroché à « Akkinen – Zone toxique » et je vous explique pourquoi ci-dessous (vous avez vu le teaser de fou pour que vous lisiez les lignes suivantes ?).

J’ai mis du temps à accrocher à cette bande dessinée car, j’ai trouvé la mise en place de l’histoire assez laborieuse. Entre les quelques étapes de la route de Gaspard et Tessie vers Akkinen – qui n’apportent pas grand-chose au récit – et une partie de leur installation chez le frère de Gaspard – même si cette partie est assez importante pour contextualiser les différents protagonistes du récit – mais heureusement l’intrigue monte assez vite et les liens que tisse Tessie avec les habitants du village en attendant la reprise des cours aide à s’immerger dans le scénario dont le rythme monte en puissance au fil des pages qui suivent pour atteindre un climax de suspens assez surprenant lors de l’enquête sur la disparition de Pekko.

J’ai aussi eu un peu de mal à me faire au style graphique (principalement à cause de l’utilisation principale de tons gris et rouge), mais finalement il colle bien à l’histoire racontée et l’on s’y fait rapidement.

« Akkinen – Zone toxique » est finalement un bon thriller écologique qui nous montre ce que l’Homme est capable de faire subir à la nature pour en tirer le moindre bénéfice mais, aussi ce que l’Homme est capable de faire pour tirer un bénéfice personnel d’une situation.

Akkinen – Zone Toxique

19,5€
Akkinen – Zone Toxique
7.3

Scénario

7.5 /10

Dessins

7.0 /10
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