Le bleu est une couleur chaude (Glénat)

C’est sans doute une des bandes dessinées dont on a le plus entendu parler cette année puisqu’elle est l’œuvre originale qui a inspiré Abdellatif Kechiche pour son film La vie d’Adèle qui, doit-on encore le préciser, a remporté la palme d’or au festival de Cannes.

Avant d’être adaptée au cinéma, la bande dessinée de Julie Maroh avait déjà remporté de nombreux prix dont, entre autres, le prix du public au Festival international d’Angoulême et le prix du meilleur album au festival de la BD d’Alger.

Le Bleu est une couleur chaude

© Glénat

Le bleu est une couleur chaude, c’est la fulgurance d’un regard. Un regard croisé au détour d’une rue. D’un coup, le monde tel qu’on le connaissait s’évapore.

Les certitudes de Clémentine s’effritent au fil des cases, Emma occupe de plus en plus de place dans ses pensées. Le bleu devient synonyme de désir. On suit le cheminement de Clémentine: du rejet à l’acceptation. On la voit essayer de comprendre ce qui lui arrive et tenter tant bien que mal d’assumer un désir qui sort des cases traditionnelles.

Le Bleu est une couleur chaude

© Glénat

Cette BD parle à tout le monde car elle aborde un thème universel: une rencontre qui change une vie. En refermant ce livre, on a l’impression d’avoir vécu une belle histoire, de l’avoir vécu personnellement et d’en ressortir différent. Les sentiments décrits par Julie Maroh sont d’une authenticité rare. Ça se passe même souvent de dialogue.

Le film a sans doute réussi à tirer l’essence de la bande dessinée, la substantifique moelle comme dirait Rabelais. Certaines libertés ont été prises par rapport à l’histoire originale, mais la sensation qui reste après avoir vu le film ou lu la bande dessinée reste la même: une réelle douleur, celle d’avoir perdu l’amour d’une vie.

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