Dans l’antre de la pénitence (Glénat)

Dans l'antre de la pénitence

1905, San José en Californie. Suite à la perte de son mari et de sa fille, Sarah Winchester se lance dans la construction compulsive de la « Winchester House » : une demeure aussi étrange que démesurée. Un chantier perpétuellement troublé par les lubies de sa commanditaire, qui réveille ses domestiques en pleine nuit, ou ordonne à ses ouvriers de construire des portes et des escaliers ne menant nulle part. On la prétend folle, hantée par les esprits de ses proches disparus. Mais le jour où un étranger fait son apparition sur le pas de sa porte, les démons de Sarah pourraient bien devenir réels…

« Dans l’antre de la pénitence » ne fait pas partie du genre de bande dessinée que j’achèterais en temps normal, car l’esthétique des dessins ne correspond pas spécialement à mes goûts, mais lorsqu’un collègue m’a proposé de me filer l’album parce qu’il l’avait reçu en double, je me suis dit pourquoi pas.

Si le scénario est assez troublant, mais basé sur l’histoire vraie de Sarah Winchester, qui hérita de la moitié de la fortune et des industries de la famille Winchester (les armes à feu) et qui sombra dans la folie suite au décès de sa fille et de son mari. Cette folie se matérialisa sous la forme d’une gigantesque maison en perpétuelle construction, car le bruit permettrait d’éloigner les esprits de toutes les personnes ayant été tuées par les armes produites par la Winchester Repeating Arms Company.

Peter Tomasi a réussi à faire passer toute cette folie avec l’aide d’Ian Bertram (dessins) et Dave Stewart (couleurs) qui même si je ne suis pas fan du tout du style graphique et de l’esthétisme des dessins, je dois avouer qu’ils servent à merveille l’oeuvre de par les traits torturés des personnages.

« Dans l’antre de la pénitence » est finalement une agréable surprise même si je pense que je n’aurais pas acheté l’album par moi-même.

Dans l'antre de la pénitence

19,95€
7.2

Scénario

7.8/10

Dessins

6.5/10

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