Madrid, 1848. Don Vega, héritier d’une riche famille californienne, reçoit une lettre lui annonçant le décès de ses parents. L’auteur du courrier, le père Delgado, l’incite à rentrer « dans les plus brefs délais ».

À son retour, Don Vega découvre que le domaine familial est désormais géré par un ancien général, Gomez. Celui-ci s’appuie sur Borrow, une brute sadique et sans scrupules, pour mettre la Californie en coupe réglée en rachetant des terrains à bas prix afin de les revendre plus cher.

Des péons ont le courage de se révolter. Le visage couvert d’une cagoule, ils se réclament d’« el Zorro », un mythe populaire local. Le peuple les voit comme des héros. Don Vega décide de suivre leur exemple : il revêt un costume noir et est bien décidé à faire payer les spoliations commises envers sa famille. La légende de Zorro est en marche…

J’ai toujours été un grand amateur des récits proposés par Pierre Alary (Sinbad, Silas Corey…) donc quand j’ai vu qu’il avait sorti un album sur les origines du plus célèbre des héros masqués (non pas Batman, Zorro bien entendu) je n’ai pas hésité longtemps à mettre l’album dans mon sac de courses et pour la première fois depuis très longtemps, j’ai lu la bande dessinée le jour même de son achat.

Dans la lignée des représentations télévisuelles et cinématographiques du héros masqué, l’histoire proposée par Alary nous offre un scénario plein de rythme et d’action tout en nous offrant un aperçu de que la Californie était au milieu du 19e siècle à savoir une terre de non-droit où les puissants faisaient tout pour faire main basse sur les terres aurifères des péons mexicains et petits propriétaires en attendant la signature de l’intégration de la Californie aux USA. Bien entendu, tout ceci d’une façon totalement pacifique et légale… à leurs yeux en assassinant les réfractaires, en exécutant leurs opposants et en réduisant en esclavage ceux qui pouvaient travailler dans les mines.

C’est dans ce contexte qu’un certain Gomez, ancien général de l’armée mexicaine, décide de faire main basse sur les richesses du pueblo dans lequel la famille Vega est propriétaire terrien forçant le fils, exilé pour ses études en Espagne, à revenir sur sa terre natale pour venger la mort du patriarche.

Si dans l’ensemble j’ai trouvé le récit intéressant et bien fait, il m’a semblé toutefois un peu facile et l’affaire vite expédiée à la façon des films actuels de héros (Marvel ou DC) ou tout ce règle en 5 jours, mais en dehors de ça, « Don Vega » est une très bonne bande dessinée d’un super artiste.

Don Vega

16,5€
7.3

Scénario

6.5/10

Dessins

8.0/10

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