Hibakusha (Air Libre – Dupuis)

Hibakusha

Hibakusha est un mot japonais qui désigne les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté. Là-bas, il lui est cependant impossible d’échapper à ses tourments qui se gravent dans sa chair et lui causent d’intenses douleurs. C’est alors que sa rencontre avec une belle Japonaise va bouleverser toutes ses convictions, jusqu’au plus profond de son âme…

Je n’ai entendu parler de Hibakusha que grâce à un événement Facebook de la librairie BD-World de Waterloo qui organisait une séance de dédicace et, en jetant un œil sur la description de l’album, je me suis dit que le thème était très intéressant et que les dessins étaient très agréables.

J’ai donc été acheter l’album (et réussi à avoir une dédicace d’Olivier Cinna – dessins – et Thilde Barboni – scénario) et, une fois n’est pas coutume, je l’ai lu directement en rentrant chez moi en profitant du beau temps qui régnait en cette fin de mois de mai. Mais, comme je pense que vous êtes ici pour savoir ce que je pense de Hibakusha, je vais arrêter de parler des détails et me concentrer sur l’essentiel, la critique de l’album 😉

Si vous êtes un fidèle lecteur, vous devez vous douter que si j’écris une chronique c’est que la bande dessinée m’a plu et qu’elle mérite toute votre attention.

Le scénario de Barboni est très efficace en mêlant faits historiques et histoire romancée sur fond de Seconde Guerre mondiale. On apprend grâce à lui quelques détails sur la vie au Japon durant les dernières années de la guerre ainsi que sur la condition des Allemands se trouvant sur place lors de la capitulation de l’Allemagne où ils ont été traités en traître et exécutés.

Par contre, je n’ai – au départ – pas très bien compris ce que les premières planches (celles qui sont dans l’extrait ci-dessus) venaient faire là, mais à la fin j’ai compris que la scénariste voulait montrer que Ludwig n’était pas heureux en amour et espérait trouver un nouvel élan amoureux dans sa vie et que donc il fantasmait sur des rencontres improbables jusqu’à tomber amoureux d’une jeune Japonaise lors de son séjour.

D’un point de vue graphique, les dessins d’Olivier Cinna sont vraiment superbes et rendent parfaitement l’atmosphère et le climat qui devait être celui du Japon à cette époque.

Hibakusha est une excellente bande dessinée qui nous plonge dans une époque trouble et nous montre que la vie peut être pleine d’espoir et que l’amour peut triompher sur la mort et durer toute une vie.

Hibakusha

16,5€
Hibakusha
8.5

Scénario

8.5 /10

Dessins

8.5 /10

Plus

  • Histoire d'amour touchante

Moins

  • Je n'ai pas tout de suite compris l'intérêt de l'introduction
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