La pluie des corps

La pluie des corps (Sandawe)

Anne et Paul habitent une petite maison délabrée, au sommet d’une colline surplombant un village isolé. Il est malade, elle s’occupe de lui.

Un après-midi d’automne comme les autres, tous deux attendent sur le porche de leur maison que le temps passe, que quelque chose se produise. Et, justement, en ce jour sans vie ni soleil, une pluie d’hommes nus troue les nuages et s’abat comme une malédiction sur le village.

Le choc et la confusion sont tels que le maire et les villageois décident d’enterrer au plus vite ces corps mutilés dans un autre cimetière, loin du village, sur la colline. Anne et Paul en sont les gardiens désignés d’office, eux qui rechignent à aider à la communauté, face au drame qui la frappe, alors qu’ils ont besoin d’argent pour payer le traitement du malade. Les corps anonymes sont ainsi enterrés à la sauvette dans ce cimetière de fortune.

Bien vite, cependant, contre l’avis de son mari et, surtout, du maire, Anne se met à placer des croix de bois, puis à y apposer des noms. Un beau matin, Paul et sa femme découvrent que les villageois ont entouré leur maison et son cimetière privé d’une palissade aussi haute que le toit de leur demeure.

C’est leur punition pour avoir bravé les ordres du maire. Le couple se retrouve alors prisonnier, avec pour seul horizon un champ improvisé de croix branlantes et pour tout ciel d’épais nuages aux couleurs étranges…

« La pluie des corps » est une bande dessinée que j’ai financé sur la plateforme Sandawe et qui a mis pas mal de temps à être finalisée suite à divers aléas, mais qui, après quasiment 3 ans après la fin de son financement, voit enfin le jour.

Si j’ai financé l’oeuvre de Florian et Anaïs, c’était tout d’abord pour l’étrangeté du scénario. Bah oui qu’est-ce qui peut bien se cacher derrière cette pluie de cadavres d’hommes ? Bref, ça m’intriguait.

Donc, lorsque j’ai reçu mon exemplaire, je l’ai mis en première position afin de pouvoir vous en proposer la chronique relativement proche de sa sortie qui est aujourd’hui.

Alors voilà, j’ai lu ce one-shot et, je dois avouer qu’il m’a laissé assez perplexe, car je n’ai pas très bien compris où Florian Quittard voulait nous amener ni la symbolique de l’histoire même après avoir lu le cahier bonus reprenant les correspondances entre lui et Anaïs Bernabé.

Il doit bien y avoir un relatif au cycle de la vie (de la vie à la mort, de l’amour à la haine, de la dévotion au manque d’intérêt…), mais voilà, je n’ai pas été touché plus que ça par le scénario proposé.

Par contre, et là, c’est pour moi le gros point positif de l’album, le travail sur les dessins et sur les couleurs fait par Anaïs Bernabé est juste, à mon goût, vraiment parfait et on voit que les nombreux aller/retour entre le duo a vraiment permis de proposer un univers graphique au-delà de la qualité de base d’une bande dessinée et correspond exactement à l’univers Lovecraftien et autres références que Florian voulait donner à son récit.

Pour conclure, je dirais que « La pluie des corps » vaut principalement pour la qualité des dessins d’Anaïs, mais il faudra que je relise l’album une ou deux fois pour essayer de comprendre au mieux le contexte et la finalité des idées de Florian.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce

La pluie des corps

20€
La pluie des corps
7.5

Scénario

6.0 /10

Dessins

9.0 /10

Plus

  • Univers graphique très intéressant

Moins

  • Pas trop compris l'histoire...
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