Le reste du Monde (Casterman)

Le reste du Monde

Dernière soirée de vacances pour une jeune femme récemment plaquée, qui a du mal à faire face à sa nouvelle situation de mère d’ados célibataire. Et c’est un crève coeur de fermer le chalet d’alpage où elle avait pour un temps trouvé refuge. Quand un orage de montagne d’une violence inouïe éclate, suivi de secousses sismiques, celle qui se croyait dévastée, va comprendre ce qu’est la vraie dévastation…

Destruction en chaîne, fin des communications, des blessés et des morts partout et surtout des secours qui survolent la zone et ne s’arrêtent pas.

S’engage alors une lutte pour la vie, où pour protéger les siens et continuer à avancer coûte que coûte il faut réapprendre l’instinct, les gestes de survie, tout en évitant de sombrer dans la sauvagerie.

Avec « Le reste du Monde » Jean-Christophe Chauzy nous mène sur les traces d’une mère de famille – un peu perturbée par la récente annonce de son mari qui la trompe avec une gamine de 20 ans et la quitte donc – en vacances avec ses deux enfants dans les Pyrénées qui suite à une catastrophe météorologique et sismique se retrouve coincée dans la montagne à devoir dans un premier retrouver ses enfants qu’elle avait confié à des amis pour un soir et ensuite essayer de pouvoir s’échapper de l’enfer causé par les catastrophes.

D’un point de vue scénario, il faut avouer que si l’idée de départ est bonne la mise en oeuvre, tout en étant assez immersive que pour de temps en temps angoisser et stresser avec Marie, manque peut-être d’un « je-ne-sais-quoi » en plus qui nous permettrait de réellement nous identifier au personnage principal qui – je dois l’avouer – fait preuve d’une grande force de caractère pour guider ses enfants (et leur ami Théo) à travers les événements et les situations qui s’enveniment (merci la nature humaine).

Les dessins (style aquarelle) quant à eux étaient la principale raison de l’achat de la BD mais, même si la mise en couleur des premières pages donne de la vie à l’aventure, ceux-ci deviennent vite ternes et manquent d’un relief ou plutôt d’une profondeur qui aurait sans doute comblé le manque de « je-ne-sais-quoi » cité plus haut.

J’ai néanmoins passé un bon moment à la lecture de « Le reste du monde » et je pense que cette leçon de survie devrait ravir les lecteurs qui achèteront la bande dessinée.

Le reste du Monde

18,00 €
7.3

Scénario

7.0/10

Dessins

7.5/10

Plus

  • Dessins style aquarelle

Moins

  • Peut-être un peu long
  • Manque de relief des dessins dans la deuxième partie
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