Les Crocodiles

Les Crocodiles (Le Lombard)

Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s’inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d’une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le « slut-shaming » ou le « privilège masculin ».

Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs/dominants.

J’avais découvert le Tumblr de Thomas « Projet Crocodiles » plus ou moins au moment où le reportage « Femme de la rue » de Sofie Peeters est sorti il y 2 ans et j’étais tombé sur le cul en lisant certains dessins (voir tous) car je ne peux pas concevoir qu’un homme puisse se conduire de la sorte. Enfin ça doit venir de l’éducation que mes parents et mes profs de primaire m’ont donnés à savoir le respect des autres.

Alors même si les dessins ne sont pas les plus beaux au monde, le mérite de Thomas est d’avoir mis en lumière et en dessin les expériences que certaines femmes – qui pourraient être une amie, votre copine, votre soeur, une collègue… – ont vécue et que d’autres vivent tous les jours que ce soit en Belgique, en France ou autres pays de notre planète.

Je ne lancerai pas de débat sur le sujet ici – même si je trouve ça lamentable, révoltant… car ce n’est clairement pas le but de ce blog – mais si l’édition de cette bande dessinée par Le Lombard permet à une plus grande audience de prendre conscience du problème et faire réfléchir ceux qui trouvent ces comportements normaux et que les femmes qui les subissent « ne font que le chercher en s’habillant comme des putes et ne font qu’aguicher le mâle alpha qui sommeille en nous » ouvrent les yeux et réfléchissent au fait que cela pourrait très bien arriver à l’une ou l’autre de leurs proches et je me demande comment ces personnes réagiraient si c’était le cas…

Pour conclure, si vous êtes prof, éducateur, parents ou… s’il vous plaît achetez cette bande dessinée et faites la lire par les enfants que vous avez en charge et engagez le débat avec eux afin que ce fléau disparaisse (ou diminue) ! En plus la fin de l’album propose des pistes pour savoir comment identifier un harcèlement en public et surtout comment réagir si vous êtes témoin d’une telle scène car peu de gens oseraient s’interposer si ils étaient confrontés à une telle situation de peur de prendre un coup et ce, hélas, moi y compris :/

Mise à jour : Vous pouvez avoir un aperçu de la bande dessinée sur la page facebook du Lombard.

Les Crocodiles

17,95 €
7.8

Scénario

8.0/10

Dessins

7.5/10

Plus

  • Met en avant le harcèlement dont les femmes sont constamment victimes

11 Commentaire:

  1. Philip Blay

    L’intolérance envers les hommes n’est pas plus acceptable que l’intolérance envers les femmes. Les préjugés sexistes envers les hommes véhiculés dans cette BD sont intolérables : les hommes (en tant que groupe) y sont assimilés à des prédateurs et les femmes à des victimes. Comme si aucunes des situations de victimes décrites dans la BD ne pouvaient aussi s’appliquer aux hommes. Ou comme si le simple fait que certaines des situations ne s’appliquent majoritairement qu’à des femmes, pouvait justifier, pouvait excuser, le mépris envers hommes auquel nous a si longtemps habituées ces sexistes féministes. La culpabilisation des hommes par certaines idéologues féministes, est une forme de pouvoir envers les hommes (ex : sur l’auteur Thomas Mathieu), qui retarde la remise en question des politiques de «deux poids deux mesures» et le sexisme de cette idéologie, et c’est probablement le but recherché de cette propagande féministe.

    Quand des gens prennent des cas particuliers, comme la surreprésentation des noirs dans la criminalité, pour en faire des généralisations, on a heureusement appris à reconnaître l’intolérance et les préjugés qui se cache derrière ce profilage raciale (et raciste). Mais pour ce qui des hommes, nous n’avons pas encore le courage de dénoncer le sexisme de ce genre de BD qui relève plus du profilage sexuel que de la sensibilisation.

  2. Lindou

    Monsieur Blay votre commentaire est tout à fait hors propos…

    Il s’agit ici de dénoncer un fait de société RÉEL, à savoir la violence et le harcèlement dont bon nombre de femmes sont les victimes au quotidien et de façon absolument gratuite et arbitraire.
    Contrairement à vous, je suis bien placée pour le savoir.

    Comment osez-vous abaisser cette belle initiative à une « propagande féministe »?? Osez-vous nier que c’est la vérité? Comment pourriez-vous en avoir la moindre idée de toutes façons? A ce que je sache vous n’avez pas dû souvent vous retrouver à la place d’une de ces femmes.

    Oseriez-vous prétendre que beaucoup de femmes se comportent comme les hommes décrits dans cette BD?
    Avez-vous honnêtement déjà entendu une femme siffler un homme dans la rue ou l’insulter parce que son jean est trop moulant?
    Avez-vous déjà vu une femme montrer ses parties génitales à un homme qu’elle ne connait en public pour lui faire savoir son attirance sexuelle envers lui?
    Hé bien moi pas. Je ne dis pas que ça n’arrive jamais mais ce n’est certainement pas la majorité.
    Par contre j’ai été la victime de toutes ces situations par des hommes et je suis loin d’être a la seule.

    Il ne s’agit pas ici de diaboliser tous les hommes ni de faire de toutes les femmes des victimes, mais bien de faire la lumière sur une vérité et de conscientiser tout le monde sur ce problème. Je pense que beaucoup de jeunes hommes ne réalisent pas les dommages qu’ils causent en agissant de la sorte et si de telles initiatives peuvent ouvrir les yeux à certains d’entre eux c’est déjà une belle victoire.

    Quant à dire que les hommes se sentent méprisés par les femmes à cause de projets comme cette BD je pense que vous confondez les responsables: Si certaines femmes méprisent les hommes c’est à cause des hommes qui leur font, ou leur ont fait subir des violences d’une façon ou d’une autre. Ceux-là même dont on dénonce le comportement dans la BD…

    Donc finalement quand on y pense, cet ouvrage oeuvre dans le sens de toutes les victimes de harcèlement ou de machisme extrême; aussi bien les hommes que les femmes.

    CQFD

  3. Philip Blay

    La misandrie est aussi un fait de société réel, et il faut tout autant la dénoncer.
    Il ne s’agit pas ici d’une simple sensibilisation ordinaire, il s’agit d’une propagande haineuse envers les hommes, d’une tentative de culpabilisation des hommes (la culpabilisation et la
    démonisation des hommes est une forme de pouvoir et de contrôle envers les hommes et les garçons). Petit rappel : les hommes y sont dépeints comme des animaux (des prédateurs), ce qui est une méthode connue de déshumanisation que certains groupes intolérants utilisent pour justifier leur haine et les agissements. Ce sera quoi la prochaine étape si la société (hommes et femmes) ferment les yeux aujourd’hui sur cette intolérance sexiste (typiquement féministe)?

    Les hommes aussi peuvent être victime de beaucoup des situations décrites dans cette BD (mais pas toutes, tout comme il y a des situations où seul les hommes sont victimes, dans d’autres domaines). Prendre des cas très rares et isolés (contrairement à ce qu’on prétend), et en faire une généralisation, c’est une forme de haine envers les hommes, qui s’apparente au racisme de ceux et celles qui faisaient des amalgames entre les noirs et certains agissements criminels, par exemple (du profilage inacceptable).

    En effet, les noirs ont souvent été victimes d’agissements racistes, et pourtant, je n’ai jamais vu la société accepter qu’une BD qui déshumaniserait les blancs sous forme d’animaux soit banalisée. Même chose pour la violence parentale envers les enfants : je n’ai jamais vu de DB qui déshumanisait les parents sous forme d’animaux (probablement parce que cette violence n’est pas majoritairement perpétrée par les pères, mais plutôt par les mères). Ça ne serait pas acceptable socialement, et le bon sens l’emporte dans ce cas. Mais pour les hommes et les garçons, nous n’avons pas le courage de les défendre contre cette propagande haineuse, d’où la différence de traitement selon que les personnes visées sont des hommes ou des femmes (sexisme féministe).

    Dans vingt ans, mettons que la société aura finalement ouvert les yeux sur le sexisme sous-tendant l’idéologie féministe, que dirais les (femmes) féministes si on faisait alors une BD représentant des femmes-féministes sous la forme de crocodiles s’adonnant à de la violence verbale et psychologique envers des hommes et des garçons?

    Il faut «oser» s’attaquer au sexisme des femmes (tout comme celui des hommes), et en particulier à ce «néo-sexisme» qu’est le sexisme de type féministe. Le féminisme est devenu une idéologie toute puissante, comme la religion autrefois, avec le même genre d’excès et d’intolérance. Et tout comme la société a fait la guerre au racisme et aux intolérances des religions, il faut que la société, hommes et femmes, fasse la guerre au sexisme des féministes et à la misandrie qu’elles
    ont engendrée et banalisée.

  4. Lindou

    J’ai bien peur que ce soit un débat stérile…
    A mon sens cette BD est une initiative intéressante pour dénoncer un fait de société qui touche beaucoup de femmes à travers le monde. Ni plus ni moins.
    Pour vous il s’agit d’un plan diabolique mis sur pied par des féministes toutes puissantes pour abaisser chaque homme de la planète au rang d’animal; et qu’il faut combattre de toutes nos forces jusqu’à ce que justice soit rendue aux pauvres hommes opprimés.

    Je suis réellement abasourdie que vous osiez prétendre que les cas décrits dans ces planches soient des cas isolés. Premièrement parce que, comme évoqué hier, vous n’êtes pas une femme et êtes donc bien mal placé pour juger si oui ou non ce genre de choses se produit fréquemment. Et ensuite parce que même en étant un homme il faudrait que vous soyez aveugle (ou de très mauvaise foi) pour ne pas avoir remarqué que ces violences arrivent tous les jours et partout.

    Vous clamez que cette BD fait une généralisaton honteuse au détriment des hommes mais en fait c’est vous qui faites cette généralisation! Car cette bande dessinée ne dépeint ni ne blâme pas TOUS les hommes, seulement ceux qui se permettent de harceler les femmes par des comportements agressifs ou misogynes gratuits au quotidien.

    Si une BD comme celle-ci voyait le jour avec les hommes à la places des femmes et les femmes à la place des crocodiles je ne crierais pas au scandale, même si honnêtement je ne pense pas que cette situation inversée concerne énormément de monde.
    Et si un jour il prenait à un auteur l’envie de décrire le comportement des femmes qui jouent de leurs charmes pour manipuler les hommes en les représentant comme des araignées velues et sournoises, j’applaudirais cette initiative des deux mains. Je ne penserais pas que c’est un message de haine envers les femmes et ne le prendrais pas personnellemen puisque je sais en mon âme et conscience que cela ne s’adresse pas à moi.

    Donc si vous vous sentez concerné et visé par cette BD, posez-vous quelques questions… D’autant plus que les propos que vous tenez à l’égard des femmes ont eux, un fond réellement haineux et dégradant.

    Quoi qu’il en soit il me semble que vous avez des idées bien arrêtées sur pas mal de sujets et aimez débattre de ceux-ci tout à la fois en mélangeant des choses qui n’ont rien à faire dans une même discussion.
    Je trouve que vous réfléchissez beaucoup trop à trouver le mal partout, ce qui est loin d’être mon cas donc j’en resterai là.

    Et pour terminer, si apprécier cette initiative (ou toute autre initiative similaire) fait de moi une raciste hé bien d’accord. Oui Monsieur, je suis raciste: je suis raciste envers les cons.

    1. Philip Blay

      Pour ce qui est de la généralisation : dans cette BD absolument TOUS les hommes sont
      déshumanisés sous une forme animale, même ceux qui sont figurants. Et TOUTES les femmes sont dépeintes comme des victimes, comme si seules les femmes pouvaient être victimes de remarques désobligeantes, comme si aucune des situations de cette BD ne pouvait aussi s’appliquer aux hommes, comme si la misandrie était acceptable alors que la misogynie, non. Ne voyez-vous pas la haine des hommes qui sous-tend cette vision féministe et misandre des relations hommes-femmes?

      Je te cite : «Pour vous il s’agit d’un plan diabolique mis sur pied par des féministes… ». Non, il ne s’agit pas d’un plan diabolique, mais tout simplement d’un comportement sexiste, c’est tout. Comme le sexisme envers les femmes, ce n’est pas un «plan diabolique», c’est du sexisme.

      Je te cite : « Et pour terminer, si apprécier cette initiative fait de moi une raciste hé bien
      d’accord… ». Il y a erreur ici : cela ne fait pas de toi une raciste, mais plutôt une sexiste, de type féministe. Je tenais à préciser.

      Je te cite : « Donc si vous vous sentez concerné et visé par cette BD, posez-vous quelques questions ». Tout le monde devrait se sentir concerné par cette propagande haineuse envers les hommes et les garçons, hommes ET femmes, parce qu’elle s’attaque à la moitié de la population. Une moitié de la population (les hommes et les garçons) que nous avons trop longtemps négligé de défendre (par lâcheté) contre la violence verbale te psychologique des femmes-féministes, contre le manque de solidarité envers les hommes qu’elles ont contribué à banaliser. Et je comprends que la perspective d’une remise en question de ton manque de compassion envers les hommes puisse te faire peur, c’est normal. Je comprends que tu préfères te voir comme une victime, plutôt que comme une oppresseure (une oppresseurE féministe), et tu dois probablement voir cette BD comme une sorte de «bouée de sauvetage» pour toi et tes semblables, car des hommes culpabilisés (comme Serge qui ne peut voir les femmes que comme des victimes) ne sont pas près d’ouvrir les yeux sur ce genre de sexisme de certaines femmes.

      Être une femme et n’avoir de compassion et de solidarité qu’envers les représentantes de son propre sexes, y a vraiment pas de quoi être fier.

  5. Serge

    Monsieur Philip Blay,

    Non, il ne s’agit pas « d’une propagande haineuse envers les hommes ». L’auteur de la bande dessinée étant lui-même un homme, quel intérêt aurait-il à agir de la sorte? Cet ouvrage ne s’attaque pas aux hommes de manière générale, mais à certains comportements inacceptables que peuvent avoir certains spécimens de sexe masculin, dans certaines situations.

    Et non, il ne s’agit pas de « cas très rares et isolés ». Le harcèlement de rue est un véritable fléau de société, et ce sont presque exclusivement les femmes qui en sont les victimes. À peu près *toutes* les femmes de mon entourage ont eu un jour ou l’autre à subir ce genre d’intrusion, alors que du côté des hommes, j’ai beau fouiller dans les recoins les plus sombres de ma mémoire, je ne retrouve pas la moindre anecdote. RIEN. Et quand bien même, s’il je devais tout d’un coup me souvenir qu’untel s’est un jour fait accoster par une bande de nanas en rut, ou que tel autre s’est fait siffler en passant près d’un salon de coiffure (pardon), je suis persuadé qu’il m’aura raconté ses « déboires » en rigolant, parce qu’il faut bien l’admettre, quand elle est vécue par un homme, la situation tient plus du cocasse que du préoccupant. Pourquoi? Tout simplement parce que la victime masculine ne ressentira JAMAIS le même sentiment d’insécurité que celui que peut ressentir une femme. Je rappelle qu’en France, 96% des auteurs de viol sont des hommes et 91% des victimes sont des femmes.

    Je voudrais que ma fille, ma compagne, mes sœurs puissent aller et venir où bon leur semble, sans avoir à s’inquiéter à croiser le chemin de tel ou tel individu au comportement intrusif, voire menaçant.

    1. Philip Blay

      Le chat sort enfin du sac. Lorsque tu parles du harcèlement de rue envers les hommes (une situation peu probable aujourd’hui, on s’entend là-dessus), tu nous dévoiles alors cet indéniable sexisme de «double standard» si typique au féminisme que tu défends. «… quand elle est vécue par un homme, la situation tient plus du cocasse que du préoccupant». Lorsque je vois de telles énormités, je réalise à quel point il est important de combattre la misandrie comme je le fait ici. Pour toi, une femme qui se fait siffler, c’est du mépris envers les femmes, mais un homme qui se ferait siffler, c’est un fait cocasse (et tu as le culot d’essayer d’apporter une explication complètement ridicule pour justifier ce sexisme) : c’est justement ce genre de sexisme que cette BD favorise avec son double standard.

      Moi aussi je voudrais que les femmes puissent ne pas avoir à s’inquiéter en marchant dans la rue, mais la fin ne justifie pas les moyens (du moins pas quand ces moyens est basée sur la démonisation et la déshumanisation d’un groupe). Et je le répète : on devrait plutôt prendre exemple sur la sensibilisation sur la violence parentale envers les enfants, plutôt qu’emprunter les tactiques déshumanisantes de la propagande haineuse des groupes intolérants comme les racistes (si notre société était plus mature face à la misandrie, on pourrait d’ailleurs faire appel aux lois contre la propagande haineuse dans ce cas si évident).

      Mais je voudrais bien aussi que les hommes et les garçons n’aient plus à subir la violence verbale et psychologique de la part des sexistes féministes, qu’ils n’aient plus à subir leurs haines des hommes, leurs politiques de «deux poids, deux mesures», leurs injustices. Mais, je ne voudrais certainement pas pour autant culpabiliser TOUTES les femmes pour cette minorité qui n’a que faire du bien-être des hommes et des garçons (il n’y a que le bien-être des femmes et des filles qui comptent pour elles). Je sais très bien que toutes les femmes n’ont pas ce mépris des hommes, comme ce mépris de Lindou lorsqu’elle utilise l’expression «pauvres hommes opprimés» pour rire d’eux, comme si les hommes n’étaient pas eux aussi victimes d’oppression, comme si seules les femmes pouvaient attirer sa compassion et sa solidarité (jamais elle n’aurait utilisé l’expression «pauvres femmes opprimées»). Ne vois-tu pas la différence d’attitude de cette femme envers les hommes? C’est ce genre d’attitude que favorise cette BD.

      Je ne dénonce rien? Bien voyons donc, je croyais avoir été assez clair la dessus (voir même… répétitif, je l’avoue) : je dénonce le sexisme féministe (comme dans cette BD), que je crois être tout aussi important de combattre que le sexisme traditionnelle.

      L’auteur de la BD étant un homme, tu demandes quel intérêt aurait-il à écrire une propagande haineuse envers les hommes. Les hommes féministes, comme l’auteur, comme toi, culpabilisé depuis des décennies, doivent avoir une très basse estime de soi (et de son groupe : les hommes). Il y a plusieurs décennies, je me souviens avoir entendu dire que les pires sexistes envers les femmes… étaient souvent des femmes. Et bien c’est le même phénomène qui se répète ici : les pires sexistes envers les hommes sont souvent… des hommes. C’est un phénomène connu que les opprimé-e-s prennent souvent le discours haineux de leur oppresse-e-s.

  6. Philip Blay

    Vous ne pouvez pas combattre un comportement répréhensible (fait par une partie infime de la population) par un comportement encore plus répréhensible (qui s’attaque à la moitié, ici masculine, de la population), et ensuite espérer vous en tirer. En fait oui, vous allez malheureusement encore vous en tirer cette fois-ci, mais de moins en moins souvent et de plus en plus difficilement, car si c’est encore possible de faire de la propagande haineuse envers les hommes et les garçons (il n’y a pas eu de libération de l’homme), les temps changent et l’avenir n’est plus à l’acceptation de cette misandrie et des injustices qu’elle engendre.

    Je suis convaincu qu’il y a un lien entre, d’un côté, la banalisation de cette propagande haineuse, et de l’autre, le fait que le groupe visé par cette campagne haineuse est dirigé contre les hommes en tant que groupe. Et qu’au contraire, lorsqu’un comportement répréhensible est causé par une population comprenant aussi des femmes, nous adoptons des attitudes plus posées, plus humaines et moins intégristes (voir les campagnes de sensibilisation contre la violence parentale envers les enfants, majoritairement faite par des mères).

    N’étant pas le seul à réaliser l’injustice causé par ce sexisme accepté, il y a deux façons de le contrer : un rejet de la gauche (souvent le véhicule de ce sexisme féministe) avec une lente dérive vers la droite traditionnaliste, ou l’émergence d’une nouvelle gauche, anti-féministe, qui démonterait autant de solidarité envers les hommes qu’envers les femmes et qui ne banaliserait plus le sexisme envers les hommes et les garçons. C’est pour favoriser cette deuxième option que les progressistes anti-féministes ne doivent plus se taire face, par exemple, à cette culpabilisation des hommes dans la BD et au victimisme de certaines femmes (qui retarde dénonciation du sexisme des femmes-féministes). Toutes les idéologies finissent par tomber, et le féminisme n’y échappera pas.

    En effet, la réaction à long terme face à ce genre de déshumanisation/culpabilisation des hommes entraînera le rejet du féminisme, par les hommes ET les femmes. Ce qui est une bonne chose en soi, mais qui a aussi le fâcheux effet d’entraîner avec lui les partis politiques progressistes
    qui cautionnent trop souvent les abus du féminisme, ou qui se taise honteusement (par exemple) sur la démonisation/déshumanisation des hommes dans cette BD. On voit donc toute l’importance de renouveler le discours de la gauche pour qu’elle cesse d’être associée au sexisme
    féministe en général.

  7. Bonjour M. Blay,

    Comme dit dans l’article ce blog n’est pas une plateforme pour ouvrir un débat sur ce grave problème de société car il devrait avoir lieu ailleurs (sphères politiques, écoles, famille) mais sert juste à parler de bandes dessinées que nos rédacteurs ont lu.

    J’ai lu vos arguments, et même si je ne partage pas du tout vos idées, les respectes quand même. Personnellement j’ai beaucoup d’amies qui sont victimes de ce genre de comportement (catcalling, (tentatives de) viol, insultes etc.) que d’amis (en fait les seuls amis qui m’aient rapportés ce genre de problèmes sont des amis homosexuels qui se baladaient dans les rues de Bruxelles ou d’autres villes) et je n’aimerais pas être à leurs place.

    Si Thomas Mathieu a fait ce blog c’était pour que les gens ouvrent les yeux sur UN problème : le harcèlement de rue sur lequel un éclairage médiatique a (trop) récemment été mis en Belgique et en France (je ne sais pas pour le Canada) et qui a choqué pas mal de monde ici. Alors oui il aurait peut-être pu ne représenter que les auteurs de comportements répréhensibles en tant que crocodiles mais voilà il a fait un choix et si vous voulez discuter de son choix je vous invite à prendre contact avec lui (https://twitter.com/projetcrocodile ou https://www.facebook.com/projetcrocodiles), il pourra ainsi répondre à vos questions concernant ses choix artistiques et éditoriaux.

    Maintenant j’espère que le débat est clos ici et je vous souhaite un bon week-end.

Laisser un commentaire:

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :