Motor Girl (Delcourt Comics)

Motor Girl

Samantha, ex-militaire qui a effectué trois séjours en territoire hostile et souffrant de syndrome post-traumatique, vit retirée du monde et gère un garage – ou plutôt une casse auto – en plein désert. Elle a pour seul compagnon un ami imaginaire, un gorille de 2,20 mètres de haut…

Lorsqu’une soucoupe volante choisit de se crasher près de la casse, les ennuis de Samantha ne font que commencer…

La dernière histoire de stress post-traumatique que j’ai lu était « Revenants » qui était un complément à un documentaire sur des militaires revenants du front en Irak et étant victimes de problèmes pour se réintégrer dans la société américaine et donc « Motor Girl » est dans la même veine tout en étant au complet opposé de « Revenants ».

Avec « Motor Girl », Terry Moore – Eisner Award pour Strangers in Paradise – nous propose une oeuvre tendre, drôle, mais aussi émouvante autour d’une jeune marines ayant fait 3 missions en Irak, mais qui a été blessée par l’explosion d’une bombe puis faite captive suite à l’attaque du convoi médicale qui devait la transférer vers un aéroport pour la rapatrier et pour finir en beauté, elle fût torturée lors de sa captivité. De retour aux USA, elle trouve refuge dans une casse automobile en plein désert appartenant à une vieille dame, Liby. Tout se passait bien dans son monde avec son ami imaginaire le gorille jusqu’à ce qu’un jour un mystérieux homme d’affaires propose de racheter la casse à des fins militaires indéterminées, mais la jeune femme s’oppose à la vente, car elle ne se sent pas prête pour reprendre une vie normale.

Et là se termine la vie tranquille de Sam, car à partir de ce moment tout par de travers. Des hommes de main de Walden essayent à tout prix de faire vendre le terrain (par la force ou en essayant de l’enlever si nécessaire), une soucoupe volante s’écrase dans la casse et Sam se lie d’affection avec une des deux extraterrestres qui débarquent et essaye ensuite de lui porter secours lorsqu’il est fait prisonnier par Walden et ses mercenaires. Bref, c’est le gros bordel dans la vie de Sam.

« Motor Girl » fut une agréable lecture mêlant, comme dit plus haut, humour, amitié, émotion et un mélange de stress et de pitié lors de l’évocation de la dernière mission de Sam en Irak. Le côté graphique du comics est très bien réalisé même si je ne suis pas spécialement fan du côté noir et blanc et je trouve qu’une touche de couleur aurait pu apporter un côté plus dramatique ou positif pour certains passages. Bref, une chouette découverte 🙂

Motor Girl

19,99€
6.8

Scénario

6.5/10

Dessins

7.0/10
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