Oliver & Peter – La mère de tous les maux (Sandawe)

Oliver & Peter - La mère de tous les maux

Londres, 27 décembre 1904. Alors que les spectateurs applaudissent à tout rompre à la première de Peter Pan, la nouvelle pièce de J. M. Barrie, un jeune homme parmi le public du Duke of York’s Theatre semble perturbé.

Bien décidé à rencontrer l’auteur à la fin de la représentation, il veut lui poser une question simple : comment le dramaturge a-t-il pu mettre en scène une aventure que lui-même, Oliver Twist, a vécu il y a plus de vingt ans ?

Londres, les années 1880. Accusé à tort d’un vol, le petit Oliver prend ses jambes à son cou et se réfugie dans les égouts. Là, il découvre un jeune garçon blessé qu’il ramène, à la faveur de la nuit, chez son mentor Fagin, dans les quartiers miséreux de la capitale anglaise.

Le jeune garçon est étrange, aussi étrange que l’habit de feuilles qu’il porte sous ses vêtements rapiécés. Fiévreux et agité, il dit s’appeler Peter, venir d’un pays lointain… et avoir le pouvoir de voler, ce qu’il est bien incapable de prouver. Mais le jeune garçon est surtout terrorisé, car, crie-t-il, Crochet l’a suivi…

Tout comme Philippe Pelaez, je n’ai jamais été fort attiré par l’univers d’Oliver Twist ni par celui de Peter Pan (même si c’est son adaptation par Loisel qui m’a fait découvrir la bande dessinée plus mature et moins grand public).

Dans cette uchronie mêlant les classiques de la littérature victorienne et des faits réels de cette même époque, nous suivons donc les traces du jeune Oliver qui, suite à un concours de circonstances, rencontre un jeune garçon mal en point qui s’avérera être Peter Pan qui cherche à retrouver sa « maman » Wendy tout en devant échapper au Capitaine Crochet qui l’a suivi sur Terre pour se venger de la perte d’un être cher.

Si le scénario de Pelaez ne souffre d’aucun reproche en proposant ce très beau mélange de héros (et vilains), j’aurais un petit commentaire à faire au niveau des dessins.

Si je n’ai vraiment aucun problème avec la qualité des dessins de Cinzia Di Felice que ce soit pour le rendu des personnages ou le superbe rendu du Londres début 20e siècle, je trouve que les planches mettant Oliver & Peter en présence d’ennemis (Fagin, Crochet…) auraient pu proposer un univers plus sombre pour les rendre un peu plus stressants.

Maintenant il est facile de critiquer, mais je ne sais pas comment Florent Daniel (le coloriste) aurait pu mettre ceci en place :p

Dans la présentation de l’album Philippe Pelaez écrit : « Et dans le neuvième art, passer après le monument Régis Loisel peut ressembler à un suicide littéraire […] », mais je dois avouer que ce premier tome d' »Oliver & Peter » est loin, très loin d’être un suicide littéraire et apporte un regard neuf sur ces classiques de la littérature anglo-saxonne. Une oeuvre à recommander et à mettre sous le sapin pour Noël (ou Saint-Nicolas) !

Et un tout grand merci à Cinzia, Florent et Philippe pour leur temps et la dédicace à Quai des Bulles !

Dédicace de Cinzia, Florent et Philippe

Oliver & Peter - La mère de tous les maux

12,9€
8.2

Scénario

8.5/10

Dessins

7.8/10

Plus

  • Mélange des oeuvres majeures de la littérature Victorienne et de la réalité londonienne du début du 20e siècle

Moins

  • L'univers graphique aurait pu être un peu plus sombre

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