L’origine du monde (Rackham)

L'origine du monde

On peut considérer « L’origine du monde » comme le deuxième volet de la réflexion de Liv Strömquist autour de la place des femmes dans notre société. Le premier volet est publié sous le titre « Les sentiments du Prince Charles » et se concentre sur le mariage. Dans ce deuxième volume, l’auteur se concentre sur le sexe féminin. Contrairement au sexe masculin, le sexe féminin est entouré de mystères, simplifié, voire même gommé dans les manuels scolaires. Liv Strömquist nous montre que cette inexistence du sexe féminin mène à une infériorisation des femmes.

Encore une fois, l’auteur documente ses propos et donne des références de sexologues, de médecins, de psychanalystes (coucou Freud). À partir de cette matière scientifique d’hier et d’aujourd’hui, elle nous parle de menstruation, de masturbation, de clitoris et de toute cette machine pour inférioriser les femmes et la sexualité féminine. L’auteur fait aussi un détour par les premières représentations de la femme dans l’histoire (sculpture, bas-relief, fresques murales).

À travers tous ces exemples, l’auteur nous montre une contradiction qui existe depuis la nuit des temps. Les hommes semblent obsédés par le sexe féminin, par la volonté de le comprendre pour le maitriser et pour y exercer une forme de pouvoir. Dans le même temps, aucun autre organe dans le corps humain ne reste entouré d’autant de mystères, de mythes et d’idées préconçues et fausses. Elle en veut pour exemple la méconnaissance tant scientifique que féminine du clitoris.

On retrouve dans cet ouvrage l’humour acéré de Liv Strömquist et son dessin enfantin en noir et blanc. Il s’agit indéniablement d’un essai dessiné à avoir dans sa bibliothèque.

L'origine du monde

20€
8.5

Scénario

9.5/10

Dessins

7.5/10
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