Peter Pan (Vents d’Ouest)

Peter est un jeune garçon vivant à Londres à la fin du 19è siècle. Fils d’une mère alcoolique qui le maltraite et orphelin de père, Peter passe ses journées à raconter des histoires à un groupe d’enfants placés à l’orphelinat du coin et ses soirées en compagnie de M. Kundal qui, non seulement, lui a appris à lire, écrire et compter mais aussi lui a enseigné les mythes, légendes et autres histoires que Peter raconte aux orphelins.

Tout se passait « bien » dans l’univers de Peter jusqu’au jour où sa mère lui demanda d’aller chercher une bouteille afin de « noyer son chagrin » au bar de M. Kundal mais malheureusement pour Peter il cassa la précieuse bouteille en glissant sur le pas de sa porte car il était poursuivi par une meute de chien.

Cet accident provoqua chez sa mère un accès de colère qui força Peter à fuir et à se réfugier aux docks où il rencontra pour la première fois cet être petit et étrange muni d’ailes, une fée. Mais pas n’importe quelle fée car celle-ci a une mission : ramener le jeune homme sur l’île où elle vit afin qu’il devienne leur chef et débarrasse l’île des envahissants pirates qui traînent dans le coin suite à la bévue d’une sirène amourachée du capitaine du navire.

J’ai longtemps hésité à écrire sur cette oeuvre de Loisel car elle fait partie de celles qui m’ont grandement influencées dans mes lectures de bandes dessinées pendant quelques années et que je risquais d’être un peu trop enthousiaste à son propos mais ayant fini mon stock de nouveautés juste avant les fêtes, ayant interdiction d’acheter de nouvelles et après avoir récemment découvert « La quête de l’oiseau du temps » je voulais me remémorer et comparer avec Peter Pan, j’ai finalement décidé de relire pour la 3 ou 4ème fois l’ensemble des 6 tomes (ce qui me prit 2 après-midi) et de vous livrer mon ressentit.

Tout d’abord il faut préciser que Loisel ne nous raconte pas l’histoire de Peter Pan qui nous est habituellement présenté aux travers des différents films et dessins animés qui ont été produits ces dernières années mais plus la genèse, les origines de Peter et de comment le petit garçon devient le grand chef de guerre des habitants de l’île.

Il nous dépeint ainsi un Londres cru, violent et froid où les enfants n’ont pas leur place dans des ruelles mal famées où l’alcool, la prostitution, les meurtres (en évoquant notamment Jack l’Eventreur) sont le lot quotidien du voisinage de Peter. Il explore ainsi la complexité des sentiments et relations que les enfants peuvent entretenir avec les adultes ou entre eux.

Peter Pan est pour moi l’une des meilleures bandes dessinées que j’ai eu l’occasion de lire et surtout de relire à différentes périodes de ma vie ce qui m’a permis de comprendre à chaque fois un peu plus la complexité des protagonistes. Si vous avez un achat à faire cette année je vous conseille vivement d’acheter l’intégrale récemment publiée par Vents d’Ouest.

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