Undertaker – Le Mangeur d’or (Dargaud)

Undertaker - Le Mangeur d'or

Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d’un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune.

Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l’emmener avec lui dans l’éternité. Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d’Anoki City.

Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ?

Comme le dit Jonas, « la mort ne vient jamais seule »…

Attention chef d’œuvre ! Quelle claque ! Meyer et Dorison, à qui on devait déjà ensemble les très réussis Berceuse Assassine ou Asgard, nous ont probablement proposé, avec Undertaker, l‘un des 5 meilleurs albums de l’année.

Dès la première page, le ton est donné, le personnage principal, le croque-mort, Jonas Crow, nous assène en parlant de sa profession : « Les gens ne nous aiment pas … et c’est tant mieux, je ne les aime pas non plus. »

Sur le sticker sur la couverture, l’éditeur évoque le plus grand western depuis Blueberry. Personnellement, à la lecture du premier tome de ce diptyque, je n’ai pas directement pensé au lieutenant imaginé par Charlier et Giraud mais plutôt au film Impitoyable de Clint Eastwood. Même ambiance dure, crépusculaire comme on l’a souvent dit, même personnages forts, à ce titre mention spéciale à Miss Prairie, un shérif trouble, une petite ville sous la coupe réglée d’un seul homme.

Les deux auteurs parviennent à jouer de ces clichés propres au genre en le truffant de nombreuses pointes d’ironie de Crow pour nous offrir un véritable bijou scénaristique et graphique.

Bref, vous l’avez compris, un album à vous procurer rapidement !

Chronique écrite par Olivier Maüen.

Undertaker - Le Mangeur d'or

13,99 €
8.7

Scénario

9.0/10

Dessins

8.4/10

Plus

  • Un duo Meyer et Dorison qui fonctionne à merveille

Moins

  • Il faut attendre pour le second tome
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